Directrice générale de l’ESADHaR (Ecole Supérieure d’Art et de Design Le Havre-Rouen), Ulrika Byttner compte parmi les partenaires du projet de la Cité du textile de demain. Elle travaille avec ses pairs à l’élaboration d’un master Design Textile en vue de son implantation à Bolbec. Elle explique les raisons de son engagement.
Nommée directrice générale de l’ESADHaR (école supérieure d’art et de design Le Havre-Rouen) depuis deux ans, Ulrika Byttner s’est inspirée de l’essence des lieux de la Cité du textile de demain, lors de la visite organisée par Caux Seine agglo, à destination des partenaires de cet ambitieux projet, mercredi 4 décembre 2024. Suédoise d’origine, enseignante et artiste, Ulrika Byttner a toujours aimé tout au long de sa carrière professionnelle, créer des passerelles. Elle a vu celles qu’elle pouvait renforcer depuis le Havre pour forger une nouvelle identité de l’ESADHaR à l’international et favoriser l’envoi de ses étudiants vers d’autres horizons.
« En Normandie, la filière du design est très peu développée »
À Bolbec, la directrice a rapidement saisi en quoi le projet de Cité du textile de demain offrait à l’école d’art une nouvelle opportunité de rayonnement.
« Nous sommes toujours très attentifs à la création de formations innovantes qui répondent à de nouveaux besoins. Caux Seine agglo dans son désir d’implanter au sein du futur écosystème, un pôle de formation, a attiré notre attention sur la création d’un master autour du design textile. Une formidable aubaine pour la directrice que je suis. En Normandie, la filière du design est très peu développée et presque exclusivement tournée sur le design graphique. Les cursus autour du design industriel, de l’objet, sont très, très rares. Que ce soit dans le secteur public ou dans le privé, peu d’établissements ont investi ce champ du design », a rapidement analysé Ulrika.
L’ESADHaR travaille ainsi à la construction d’un master Design Textile qui viendra structurer l’offre de formations que Caux Seine agglo souhaite voir s’épanouir du CAP au niveau Bac+5, à partir de 2028, à Bolbec.
« Intégrer l’écosystème de la Cité du textile de demain nous donne la chance de mettre en pratique, une nouvelle façon de penser. Dans les écoles d’art, la transmission des techniques était dévolue à ses pairs. Aujourd’hui, la porosité est plus grande entre les enseignants et la société. L’école d’art est plus attentive au monde qui l’entoure. Alors s’inscrire dans un principe de création de formation qui réunit à ses côtés collectivités publiques, entreprises et peut-être futurs employeurs de nos étudiants, est une expérience plutôt réjouissante. »
Un « Hors les murs » qui s’installe de manière pérenne
C’est également un nouveau lieu de formation qu’expérimentera l’ESADHaR.
« Nous avons déjà l’habitude d’actions « Hors les murs », mais pas encore d’antenne d’enseignement « Hors les murs ». Le site de Bolbec nous permet d’imaginer cela : un agrandissement mais sans pousser les murs de nos deux sites de Rouen et Le Havre. »
Pour Ulrika Byttner, ce projet de création d’un master Design Textile, n’offre que des avantages à l’ESADHaR.
« Il va nous permettre de rayonner au sein de nouveaux espaces, d’une nouvelle dynamique et peut-être aussi auprès de nouveaux profils d’apprenants. Ce master nous permettra aussi d’offrir à nos diplômés, une offre augmentée, en lien plus direct avec l’emploi. C’est idéal ! »