Entre ND-de-Bliquetuit et Rives-en-Seine : une canalisation d’eau potable est construite sous la Seine

C’est une première ! Caux Seine agglo, en charge de la gestion de l’eau, construit une première canalisation d’interconnexion en eau potable sous la Seine, entre Notre-Dame-de-Bliquetuit et Rives-en-Seine. À l’exploit technique s’ajoute une dimension solidaire entre territoires. Explications.

Le chantier touche à sa fin. A la fin de l’été, l’opération de forage actuellement en cours au s’achèvera : la canalisation d’eau potable de 4,4 km reliera les rives gauche et droite de la Seine, entre Notre-Dame-de-Bliquetuit et Rives-en-Seine pour pouvoir jouer un rôle de secours, en fonction des besoins.

Caux Seine agglo et son service de projets « Eau et Assainissement » sont à la manœuvre.

« L’idée de cette réalisation remonte à plus de vingt ans », rappelle Gilles Amat, Vice-Président de Caux Seine agglo en charge des réseaux.

Le projet est devenu prioritaire, inscrit dans le document cadre qu’est le schéma directeur de l’eau potable élaboré par Caux Seine agglo, pour anticiper les besoins futurs.

« Des études ont démontré qu’à l’horizon 2030 le secteur de Rives-en-Seine pourrait faire face à un éventuel manque d’eau en raison de l’évolution démographique du territoire. Dans notre volonté d’offrir à tous les habitants, une eau potable en quantité suffisante et de qualité, cet ouvrage s’est imposé. L’installation part de la Presqu’île où la qualité de l’eau est remarquable. En cas de besoin, elle assurera un secours au territoire de Rives-en-Seine », explique Laurie Dusmarais, Responsable du service Projets Eau et Assainissement de Caux Seine agglo.

Un chantier réalisé dans le respect de l’environnement

Le chantier a démarré en novembre 2024 au départ du réservoir d’eau potable du Fayel, à Saint-Nicolas-de-Bliquetuit sur lequel un surpresseur a été installé.

« Nous avons également raccordé 32 nouvelles habitations au réseau », note Gilles Amat.

Jeudi 17 juillet 2025, Virginie Lutrot, Présidente de Caux Seine agglo, entourée d’une poignée d’élus, visitait la seconde partie du chantier, celle où prend naissance le forage sous la Seine, au milieu du champ d’un agriculteur qui a accepté l’intervention sur ses terres.

« Grâce à son accord, nous avons pu agir dans le plus grand respect des espaces naturels qui nous entourent. Nous sommes dans une zone protégée avec des arbres remarquables du Parc Naturel Régional des boucles de la Seine Normande », précise Gilles Amat.

Un forage à 32 mètres de profondeur

Le maître-d’œuvre du chantier, l’entreprise Sogeti Ingenierie avec le concours des entreprises Coquart, spécialiste des forages et NGE, poursuivaient ici la pose des 4300 mètres de canalisation fonte de 15 cm de diamètre, nécessaire à l’interconnexion entre les deux réseaux d’eau potable. Ils s’attelaient aux 800 mètres qui, au départ du champ, doivent passer sous le lit de la Seine, à 32 mètres de profondeur par rapport au niveau des sols naturels. La foreuse étant guidée pour passer les couches de terre instable, avant de pouvoir aller creuser la craie et permettre l’installation de la canalisation. Une fois cette interconnexion sous-fluviale achevée, les entreprises procéderont en septembre, aux derniers travaux pour assurer la connexion à la réserve d’eau potable installée à Saint-Wandrille.  

«  À Caux Seine agglo, nous faisons de l’accès à une eau potable de qualité une priorité absolue. Le renouvellement de nos réseaux fait partie intégrante de notre stratégie pour préserver durablement cette ressource vitale et garantir des conditions de distribution optimales. L’eau est un bien commun : sa protection appelle des réponses ambitieuses, face aux défis du climat, des pollutions, ou encore de la pression sur les usages. Pour concilier les besoins agricoles, industriels, domestiques ou écologiques, nous devons agir collectivement. C’est le sens de notre engagement : une stratégie à long terme, multi-axes, pour préparer dès aujourd’hui l’eau de demain », développait la Présidente de Caux Seine agglo.

Un deuxième chantier d’interconnexion sous-fluviale est d’ailleurs programmé par Caux Seine agglo, entre Aizier et Port-Jérôme-sur-Seine. Cette interconnexion de secours assurera la protection des captages de Port-Jérôme-sur-Seine.

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