Un an après le lancement des travaux de transformation de l’ancienne peupleraie en un espace naturel remarquable, Caux Seine développement annonce la réouverture prochaine du tronçon du GR2 qui serpente sur la nouvelle zone humide du Caudebecquet. Création de points de vue d’exceptions, aménagement d’une extension de parcours, les amateurs de randonnée ou de sorties nature vont être plongés au cœur d’un nouveau poumon de nature à Rives-en-Seine.
Les travaux de renaturation de la zone humide du Caudebecquet à Rives-en-Seine touchent bientôt à leur fin. On peut même d’ores et déjà annoncer la réouverture du chemin de randonnée, portion du GR2, dans les toutes prochaines semaines au cours de l’été. Caux Seine développement en charge de cette opération d’aménagement avec son maître d’oeuvre, le bureau d’études Alise Environnement travaillent aux derniers aménagements sur le chemin piéton qui sera constitué d’un mélange de terre et de pierres : pose des barrières de balisage, de bancs, installation de panneaux pédagogiques et contrôle des quatre nouvelles passerelles de bois sont à l’ordre du jour.
Merveilleux points de vue
Les habitués des randonnées en local découvriront dès leurs premiers pas les modifications de circuit apportées. La partie perpendiculaire à la Départementale 982 est désormais rehaussée. « Nous avons utilisé une partie des remblais de l’ancien site pour procéder à cette élévation. Elle permet d’avoir un meilleur point de vue sur l’ensemble de la zone humide d’une emprise de 4,5 hectares comme sur la vallée de la Rançon. Et elle garantit aux promeneurs de rester les pieds au sec en toute saison. L’hiver, la zone humide qui joue pleinement son rôle de tamponnement des eaux, se transforme en lac », détaille Stéphanie Morel, responsable du pôle Eaux et milieux aquatiques d’Alise Environnement.
Trois rivières serpentent sur la zone humide : la Rançon, la Minérale et la Fontenelle. Grâce aux travaux de renaturation engagés, la création de deux mares et la réalisation d’un nouveau lit de la Fontenelle en lignes courbes, les trois cours d’eau sont tous connectés sur la zone humide et leurs échanges sont améliorés. « La zone humide est en mesure de jouer pleinement son rôle de retenue d’eau ainsi que d’épuration de l’eau par la biochimie dans le sol. »
Nouveauté du parcours de randonnée encore : il bénéficie d’une extension. « Il s’agit d’un ajout d’un axe Nord-Sud qui remonte vers l’abbaye de Saint-Wandrille. Sur cette partie de site qui abritait les anciennes lagunes de Saint-Wandrille, la Fontenelle s’ouvre avec une vue magnifique sur la vallée. Les promeneurs vont pouvoir pleinement la savourer »,
explique Stéphanie Maillard, responsable du pôle Aménagement et Environnement de Caux Seine développement.
Retour de la faune et la flore
Et dans les mois et années à venir, la nature reprendra complètement ses droits. Des signes très encourageants sont déjà visibles, un an seulement après le début des travaux.
« Nous constatons le retour des poissons dans la Fontenelle et de la ripisylve, cet ensemble de végétation qui tapisse les berges d’un cours d’eau et qui est un véritable lieu de transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre »
D’autres belles surprises sont à venir.
« Sur ce site, nous avons fait le choix de laisser la nature s’exprimer. Nous avons remis à ciel ouvert la partie du sous-sol qui abrite les graines spontanées, adaptées aux zones humides, qui étaient jusqu’alors cachées sous les remblais. D’autres espèces vont arriver », confirme Stéphanie Maillard.
« Et nous pourrions voir s’épanouir des espèces remarquables car ce site est au cœur du parc naturel régional des boucles de la Seine, classé Natura 2000 », abonde Stéphanie Morel.
2000 arbres et arbustes vont grandir sur la zone humide. Une première partie a déjà été plantée (photo ci-contre) ; la seconde est programmée à l’automne.
Dans un avenir proche, cette nouvelle zone humide à Rives-en-Seine constituera un vrai symbole de reconquête écologique où des Highlands seront en pâture !