Pour un retour de la biodiversité, une nouvelle zone humide est aménagée à Lillebonne

Une nouvelle zone humide est en cours d’aménagement le long de la RD 982, en entrée de ville de Lillebonne. Caux Seine agglo, dans le cadre d’une mesure environnementale compensatoire en vue de l’implantation de l’usine d’Eastman, procède dans un premier temps à l’abattage d’une ancienne peupleraie pour redonner à cette zone humide des Surelles ses pleines fonctionnalités. Pour favoriser encore le retour de la biodiversité. 

Le long de la RD 982, en entrée de ville de Lillebonne, le paysage s’est considérablement transformé. L’épaisse peupleraie qui faisait face à la zone humide du Four à Chaux a été décimée sous les coups des tronçonneuses pour permettre l’aménagement d’une nouvelle zone humide qui favorisera le retour de la biodiversité.

Création d’une zone boisée humide

Le chantier qui s’inscrit dans le cadre d’une mesure environnementale compensatoire, a démarré au début du mois de février 2026 dans des conditions difficiles au regard du taux d’humidité de la zone.

« Mais nous n’avions pas d’autre choix puisque la législation nous imposait d’achever les travaux d’abattage avant le 15 mars afin de ne pas venir perturber la nidification des espèces », explique Alexandre Fleuret, chargé de mission Environnement et Aménagement à Caux Seine développement, l’agende de développement économique de Caux Seine agglo.

Cette peupleraie, plantée successivement dans les années 60 et 80, à la suite d’une expertise phytosanitaire, était déclarée dans un état globalement mauvais. Et par leur capacité à retenir l’eau, ils devenaient incompatibles avec le projet de création d’une zone humide.

« Ils seront remplacés par de nouvelles espèces locales propices au milieu humide comme les chênes, les saules blancs, les ormes lisses, les aulnes. Quelques troncs de peupliers taillés en chandelle restent sur place pour faciliter la nidification des oiseaux comme des chauve-souris. »

Un retour de la biodiversité sur 37,5 hectares

Le chantier d’abattage constitue une toute première étape. La peupleraie s’étend en effet sur 12 hectares mais l’emprise globale du projet d’aménagement s’étend sur 37,5 hectares. Caux Seine développement procédera dans un second temps à la conversion de champs en pratique intensive en prairies humides, situés à proximité de la peupleraie.

Sur cette zone humide des Surelles, Caux Seine développement procédera en plus de la plantation de nouvelles essences d’arbres, à celle d’un réseau de haies. Huit mares seront créées, des fossés agricoles seront comblés…

Ces aménagements favorisant la présence d’espèces remarquables susceptibles de (re)coloniser le milieu comme le pélodyte ponctué (petite grenouille), le crapaud calamite ou encore la dactylorhize négligée (orchidée).

Ces travaux d’un montant d’un peu plus de 400 000 euros sont conduits pour le compte de Caux Seine développement par l’entreprise Environnement et Forêts implantée à Yvetot. Entreprise qui a sollicité du 11 au 13 mars l’entreprise de débardage par traction animale, Les Ecuries du Bois de Mont pour procéder à l’enlèvement des troncs. La maîtrise d’œuvre de l’ensemble de l’aménagement est confiée à DCI Environnement Normandie. Les travaux devraient se terminer en fin d’année 2026.

3e zone humide aménagée par Caux Seine développement

Ces derniers s’inscrivent dans le cadre de la compensation environnementale de l’implantation future d’Eastman et de son usine de recyclage moléculaire de plastique sur la zone industrielle de Port Jérôme 2, à Saint-Jean-de-Folleville.

Caux Seine agglo et son agence de développement économique agissent ici comme facilitateurs à l’implantation.

« L’agglomération gère les études, les travaux et le suivi écologique des zones humides aménagées pour le compte des industriels dans le cadre d’un accord avec l’Etat. Mais les industriels restent les financeurs des opérations comme les garants de la fonctionnalité des travaux », rappelle Alexandre Fleuret.

Caux Seine développement compte déjà deux aménagements d’envergure selon ce principe de collaboration dans le cadre d’une compensation environnementale : l’aménagement de la zone humide de Radicatel à Saint-Jean-de-Folleville et celle du Caudebecquet à Rives-en-Seine.

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