Réunis ce mardi 22 septembre 2026, les élus communautaires de Caux Seine agglo ont notamment examiné plusieurs délibérations portant sur les finances, la protection de la ressource en eau et les mobilités. Ces décisions traduisent la volonté de l’agglomération de poursuivre son action au plus près des besoins des communes et des habitants, tout en préparant les transformations à venir du territoire.
FINANCES
Caux Seine agglo solidaire des communes françaises touchées par les incendies
Face aux incendies d’une ampleur exceptionnelle qui ont touché plusieurs territoires français durant l’été 2026, Caux Seine agglo a décidé d’apporter sa contribution à l’élan national de solidarité porté par l’Association des maires de France et la Protection civile.
L’agglomération a ainsi accordé un don de 10 000 € à l’AMF Aides sinistrés, qui reversera ces fonds aux collectivités touchées. Une aide qui vise à accompagner des territoires confrontés à des conséquences humaines, environnementales et économiques importantes et qui devront engager, dans la durée, des travaux de reconstruction et d’accompagnement de leurs habitants.
Près de 22 000 € pour renforcer la défense contre l’incendie à Bernières et Yébleron
La protection des habitants passe également par la capacité des communes à prévenir et combattre les incendies. Dans ce cadre, Caux Seine agglo apporte son soutien financier à deux opérations de mise en conformité des équipements avec le Règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie (RDDECI).
À Bernières, pour une opération représentant près de 54 000 €, la collectivité apporte un fonds de concours de 10 500 €. À Yébleron, un investissement de près de 55 000 € est accompagné par un fonds de concours de 11 000 €.
Ces travaux permettent d’améliorer la couverture du territoire en matière de défense contre l’incendie. Depuis 2020, Caux Seine agglo a ainsi consacré au total 722 260 € à la protection des communes contre les incendies.
Des ajustements budgétaires pour accompagner les projets du territoire
Le conseil communautaire a également procédé à une décision modificative du budget afin d’accompagner plusieurs actions engagées par Caux Seine agglo.
Parmi les ajustements figurent notamment 76 000 € consacrés à l’aire de camping-car de Gruchet-le-Valasse et 70 000 € destinés à l’accompagnement de l’accueil de médecins et docteurs juniors sur le territoire.
L’aire de camping-car, aménagée au pied de l’Abbaye du Valasse, compte huit emplacements équipés. Sa première saison estivale a enregistré 304 nuitées entre juin et août 2026, avec une clientèle étrangère représentant 60 % des visiteurs. Ces séjours ont généré plus de 13 000 € de retombées économiques locales.
Caux Seine agglo poursuit par ailleurs son soutien à l’accueil de jeunes médecins en fin de troisième cycle. 4 docteurs juniors seront accueillis cette année sur le territoire, avec une aide de 9 000 € par médecin senior accueillant un junior, soit 40 000 € mobilisés par Caux Seine agglo. Le budget prévoit aussi l’accueil d’un cinquième médecin junior à terme sur le territoire. L’objectif est à la fois de faciliter leur formation et de leur faire découvrir l’exercice médical sur le territoire, avec l’enjeu de favoriser, à terme, leur installation.
RESSOURCES EN EAU
Protéger l’eau potable à la source
Caux Seine agglo poursuit sa politique de protection des bassins d’alimentation de ses captages d’eau potable. L’Agglo exploite aujourd’hui 22 points d’eau potable pour alimenter les habitants de ses 50 communes.
Face aux enjeux liés notamment aux nitrates, aux produits phytosanitaires et à la turbidité, la collectivité fait le choix d’agir en amont, directement sur les bassins qui alimentent les captages.
Des travaux d’hydraulique douce seront ainsi poursuivis sur quatre bassins : Angerville-Bailleul / Saint-Maclou-la-Brière, Fauville-en-Caux, Norville et Maulévrier / Montmeiller.
Ces aménagements ont pour objectif de ralentir les ruissellements, de limiter l’érosion des sols et de réduire le transfert de polluants vers les nappes. Une enveloppe de 500 000 € HT sur trois ans est prévue pour ces travaux, avec un financement pouvant atteindre 80 % de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.
Une démarche construite avec les agriculteurs et les propriétaires
La protection de la ressource repose également sur un travail de terrain mené avec les propriétaires et les exploitants agricoles. Les aménagements sont réalisés sur la base du volontariat et font l’objet de conventions précisant à la fois les travaux à réaliser et les modalités de leur entretien dans la durée. Ces conventions sont prévues pour 15 ans, afin de garantir l’efficacité des dispositifs dans le temps.
Cette démarche repose donc sur un principe de partenariat : la collectivité investit et accompagne, tandis que les propriétaires et exploitants contribuent à la pérennité des aménagements.
Les bétoires, un point de vigilance particulier
La protection des bétoires constitue également un enjeu important. Ces points d’infiltration rapide de l’eau peuvent favoriser un transfert accéléré vers les nappes lorsque les eaux de ruissellement sont chargées en terre ou en polluants.
Caux Seine agglo souhaite donc créer ou maintenir, en amont de ces bétoires, des zones tampons enherbées permettant de ralentir l’eau et de limiter le transfert des polluants.
À Fauville-en-Caux, cette mesure est déjà obligatoire. Elle sera prochainement intégrée aux dispositions réglementaires sur le bassin d’Angerville-Bailleul / Saint-Maclou-la-Brière. Sur les secteurs de Norville et de Maulévrier / Montmeiller, l’Agglo fait le choix de l’incitation, en proposant une aide financière aux exploitants volontaires pouvant aller jusqu’à 2 700 € par bétoire, dans la limite de 1 800 m².
À travers ces différentes actions, Caux Seine agglo poursuit une politique de prévention : agir sur les bassins versants et prévenir les pollutions plutôt que devoir traiter les difficultés une fois qu’elles ont atteint la ressource.
MOBILITÉS
Un Plan de Mobilité Simplifié pour mieux répondre aux besoins des habitants
Lors de ce conseil communautaire, Caux Seine agglo lance l’élaboration de son Plan de Mobilité Simplifié, qui constituera une feuille de route pour les prochaines années afin de mieux répondre aux besoins de déplacement des habitants.
Le territoire reste aujourd’hui fortement dépendant de la voiture individuelle, notamment dans les communes rurales. Pour certains publics, comme les jeunes, les seniors, les personnes en insertion ou les ménages ne disposant pas de véhicule, les déplacements peuvent constituer un véritable frein à l’accès à l’emploi, à la formation ou aux services.
Le futur plan devra d’abord permettre de mieux coordonner et utiliser les solutions existantes, comme le transport à la demande, les services associatifs, Rézo’Bus ou le covoiturage. Il devra également étudier le développement de solutions complémentaires : transport solidaire, covoiturage de proximité, autopartage ou mobilités douces.
La démarche sera construite avec le territoire : communes, entreprises, associations, habitants et partenaires institutionnels, notamment la Région, le Département et les chambres consulaires, seront associés à son élaboration afin de partir des besoins et des usages du quotidien.
Une offre de mobilité qui dessert les 50 communes
Le rapport d’activité mobilité 2025 témoigne de l’importance prise par les transports dans la vie quotidienne des habitants de Caux Seine agglo. Le réseau représente aujourd’hui :
- 50 communes desservies et 78 000 habitants,
- 538 points d’arrêt,
- 575 km² couverts,
- 3,6 millions d’euros de budget mobilité,
- 1,75 million de kilomètres parcourus en 2025,
- un taux de réalisation de l’offre compris entre 99,5 % et 99,8 %,
- 305 983 validations sur l’ensemble du réseau.
Le Transport à la Demande poursuit notamment sa progression avec 24 507 validations en 2025, soit une hausse de 10 % en un an. Il est désormais déployé sur l’ensemble du territoire et dessert maintenant la Maison de santé intercommunale et la Maison France Services à Lillebonne.
L’année 2025 confirme également la progression de certaines lignes urbaines, avec +25 % de fréquentation sur le réseau urbain de Lillebonne.
Ces résultats témoignent d’une offre de mobilité qui fonctionne à l’échelle des 50 communes, mais qui doit continuer à évoluer avec les usages et les transformations du territoire. Le développement du vélo, les liaisons vers les gares, la modernisation des réseaux urbains, le projet de liaison Bréauté à Port-Jérôme-sur-Seine et la transition énergétique des véhicules constituent ainsi autant de pistes pour préparer les mobilités de demain.